Août déjà

Mais la forêt n'en finit plus

pour que chaque matin rafraichisse

quand la désarticulation des mouvements

emboîte le pas de la tâche

 

 

5 Comments 6.8.06 14:46, comment

Matin-poisson

Pour ne pas déranger la nature
Quand l'horrible se réveille
Et que tout les mendiants quittent les trottoirs
Le laïus de ténèbre sur le serment
L'épileptique désir de fugue
D'un drame à sa main
Les caractères bâillants des ruelles humides
Sabotage dans l'eau sans frasque
J'imagine
La constitution étranglée
D'un côté ou de l'autre
En fleurs dans la classe
C'est terminé


8 Comments 15.5.06 15:27, comment

Document à classé




C'était plus simple
Les territoires coordonnés
Par l'intégration
Les pages vidées
Hémophiles
À la rencontre du fleuve
Que le bétail répugne
Autour du visible
Puis la bourrasque avant la fermeture des volets
Portant l'oubli des cyrénaïques
Comme injustice empathique

4 Comments 12.5.06 02:27, comment

Chirurgie d'un jour #3 (extrait)

Un chant complexe sur la matinée
La colère s'est oubliée dans les natures sauvages
Que l'Algérie intègre à ses déserts
De noir et de bleu
Pour suivre une nuit pré-chrétienne
J'ai rejoint l'avant du vaisseau
Je brise le vent;
Le découpe
Qui s'imagine illustrement enterré
Le retour fera un bond
Qu'on accorde les pianos
Le sol est pavé d'ombres de conviction
Mardi en douleurs
Les bousuculades et leurs mains
Dans la main
Des salves de crachats aux visage sacrifiés
Les morceaux le plus tendres
S'inventent en coyances des livres de lois



3 Comments 6.5.06 17:29, comment

Revivre

La préférence toujours plus muette
De se reconstruire
Les doigts repliés sur les maillons
De la clôture
De la limite
L'oeil à peine ouvert
Sur le rivage dévasté des médications
Je ne mange que ma langue
Et je renonce


4 Comments 18.4.06 01:54, comment

(Sûrement pour cause de prix)

Avec de GRANDS CRUS, on prend toujours de PETITES CUITES.



4 Comments 13.3.06 20:07, comment

Un bon foie pour tout te...

"Le plaisir d'être né, c'est de savoir enfin qu'on va mourir un jour"
Mon existence



Je l’ai vu monter dans l’autobus comme une salope
Sans dire au revoir
Sans dire bonjour
À travers les étrangers aux bénéfices faciles
Je n’ai rien avalé de cette lumière
Comme les matins où le retard se fait glissant
Mon sourire
Je l‘ai lancé un peu plus loin
Si la pizza était sacrée
Ici ce serait la Mecque
Fauché
J’ai réduit en poudre les comprimés de demain
Ersatz au vol plané
Depuis ma conscience en témoignage
Et le vent s’occupe de mes ablutions
L’eau
Une sueur sans effort
À flots recourbés de mensonges et de délices
Je lui avais pourtant dit : " Fais-toi laver le ventre "
Maintenant la petite se meurt
La déroute est véritable
Un aveu chuchoté
Quand je tremble à toujours trop soif
Aucune lutte ne s’éclaire du possible
Les jambes
Encore plus faibles que l’été
L’été qui résiste à l’aube de Novembre
Insaisissable
Pour permettre à l’ombre d’exister
Pour se taire
Ne jamais dire autre chose
Et par chez moi il y en avait des arbres
Des vieillards, des écoles, des insectes
Et même de la tradition
C’est là que j’ai trouvé mes mains
Entre l’usine et un fusil de chasse
Quand maman m’avait dit :
" Étudie bien si tu veux travailler assis ; pas comme ton père. "
Mais elle est montée dans l’autobus...
Elle aussi


9 Comments 18.2.06 00:01, comment